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Histoire de l’IFES

« HISTOIRE DE L’IFES

RACINES « Nos grandes universités seraient la version moderne de la sphère de service de l’apôtre Paul, parce qu’elles sont des centres stratégiques où les futurs dirigeants sont formés » a dit un professeur en médecine s’adressant à un Congrès de l’Inter-Varsity en Grande Bretagne en 1932. L’histoire le démontre, John Wycliffe (de l’Université d’Oxford, Angleterre), Martin Luther (de Wittenberg, et George Muller (de l’Université de Halle) ont influencé le développement de l’église.

Aussi loin que les archives remontent, la Religious Society fut le premier mouvement initié par des étudiants, présidé par Henry Scougal à Aberdeen, en Ecosse en 1660. Des groupes orientés vers l’œuvre missionnaire ont commencé en Amérique au début du XIXème siècle. En 1887, des branches du YMCA (Young Men’s Christian Association) se sont étendues dans plusieurs universités des Etats-Unis depuis la Grande Bretagne pour former le premier mouvement estudiantin inter-universitaire. L’application à l’étude de la Bible, la prière et l’évangélisation personnelle ont été soulignées comme activités recommandées.

Mais l’événement le plus significatif fut la naissance du CICCU (Cambridge Inter-Collegiate Christian Union) découlant d’une campagne en novembre 1876. L’orateur Sholto Douglas par avait aussi dirigé un débat sur « la façon de poursuivre l’œuvre de Dieu parmi les étudiants par des étudiants ». Dans une atmosphère d’empressement et d’enthousiasme assurés, des jeunes gens pleins d’entrain, débordant de l’Esprit Divin participèrent à une réunion ultérieure et formèrent le CICCU.

Les années qui suivirent furent marquées par une dévotion fervente et passionnée pour le Christ et un courage ouvert et ardent. Malgré le naufrage de quelques dirigeants en 1886, dû à un excès d’insistance sur la sainteté, un membre pouvait écrire dans le magazine, « The English Churchman » en 1893 que « une vaste majorité des étudiants les plus brillants était des chrétiens décidés et fervents ! » John Mott, le président du SVM (Student Volunteer Movement) décida d’encourager les étudiants chrétiens de chaque pays à développer leurs propres mouvements nationaux, et de les relier dans une sorte de Fédération (ceci fut plus tard le modèle de l’IFES).

En 1889, des congrès d’étudiants eurent lieu au Japon, ayant pour thème « Etudiants Chrétien Unis pour la Conquête du Monde » ; des étudiants Scandinaves reçurent un télégramme de la part de leurs frères Japonais annonçant « Que Jésus soit le Roi » ; enfin le SCA (Student Christian Association) naquit en Afrique du Sud.

John Mott qui avait à cœur la participation active des mouvements d’étudiants chrétiens dans tous les aspects des activités chrétienne, voyagea de par le monde, aida à la formation du WSCF (World Student Christian Federation) et d’autres associations locales (en Australie par exemple). L’esprit des premiers WSCF et SVM ressemble à celui de l’IFES aujourd’hui. Malheureusement, le WSCF devint irrémédiablement libéral et le SVM mourut à cause des problèmes de trop d’organisation, de difficultés dans la passation de la vision, de faible vie de prière, et d’entrée de « chrétiens de tout genre et de tous points de vue ».

En 1903, les dirigeants plus âgés insistèrent pour revenir à la vision originale et ressaisir l’esprit de l’époque où la croissance, l’augmentation des études bibliques, la prière, le travail personnel et la consécration totale étaient nos seuls objectifs.

En 1909, au moment où le libéralisme avait conquis les séminaires théologiques, et même les hauts responsables de l’église autrefois conservateurs, le CICCU était l’un des derniers bastions d’une foi basée sur la Bible en Grande Bretagne.

L’IVF (Inter-Varsity Fellowship) et l’IFES provinrent de cette clarté dans la vision. En 1911, après une grande campagne, le travail de suite était assuré par chaque membre du CU par les moyens de l’étude biblique et de la prière avec le nouveau converti. Selon Ruth Rouse, l’IFES et le WSCF ont la même philosophie, c’est-à-dire l’insistance sur l’initiative des étudiants et une direction nationale, appuyées par des secrétaires itinérants et des congrès stratégiques.

Les secrets de la croissance rapide des toutes premières années résident dans la passion dominante d’amener les étudiants à être disciples de Jésus Christ, l’accent sur l’étude biblique et l’obtention de partenaire dans la prière. Mais la faiblesse du WSCF fut leur manque de loyauté envers l’évangile de révélation divine, à la différence de l’apôtre Paul.

NOUVEAU SOUFFLE VENANT DE DIEU

En 1921, Ole Hallesby dirigea un nouveau mouvement d’étudiants en Norvège. Il organisa une réunion centrée sur « une décision personnelle pour Jésus Christ et la vie en Lui ». Le NKSS (Norges Kristelige Studentlag) parut en 1923.

En Grande Bretagne, une « atmosphère géniale de prière » régnait dans le CICCU après la séparation définitive d’avec le SCM. Des débuts timides de témoignage dans chaque université changèrent progressivement au fur et à mesure que les étudiants priaient et étudiaient la Bible.

En 1924, l’IVC (Inter-Varsity Conference) acquit une base doctrinale, définissant les points fondamentaux de l’évangile, qui est presque la même que celle de l’IFES aujourd’hui. Le IVF devint un mouvement national en 1928. Douglas Johnson, un médecin diplômé de Londres et en même temps le secrétaire général de l’IVF jusqu’en 1964 accomplit plus que quiconque pour amener la naissance de l’IFES.

En réponse à un appel venant du Canada, Howard Guinness fut envoyé. Il visita Montréal, encouragea les étudiants à Toronto à « sortir de leur cachette et former un témoignage évangélique bien déterminé pour Christ », dirigea un Réveil à Vancouver, et assista dans la formation du CSF (Christian Student Fellowship) en Ontario. Malgré le scepticisme des étudiants, des épreuves d’argent …il sentit que Dieu s’occupait de tout et que le Saint Esprit agissait d’une manière inhabituelle,… entraînant les étudiants à des sommets de prière, de dévotion de foi et d’amour. Il fut aussi invité en Australie et en Nouvelle Zélande où de nouveaux mouvements jaillissaient.

En 1934, il y eut un projet pour la première Conférence Internationale des dirigeants des groupes d’étudiants dans le monde, et aussi une montée de prière pour un témoignage par les étudiants à travers le monde pour la tâche « d’évangéliser jusqu’à la fin pour ramener le Roi ». Selon l’intervention de Ole Hallesby, la conférence était « la porte que Dieu Lui-même avait ouverte dans le vaste monde malheureux des étudiants ».

Stacey Woods, le secrétaire général du Canada aida le mouvement à être bien enraciné. En réponse à des requêtes insistantes, il visita quelques étudiants à l’Université de Michigan et une union évangélique se forma là-bas. Le travail aux Etats-Unis commença en 1938, et le IVCF-USA (Inter-Varsity Christian Fellowship) fut fondé en 1941 ainsi qu’un magazine qui devint l’un des magazines d’étudiants chrétiens les plus intelligents, les édifiants et les mieux présentés du monde. En 1943, le IVCF s’étendit en Amérique Latine et le mouvement Mexicain connut ses débuts.

La Conférence Internationale de 1946 à Oxford fut marquée par la croissance. Les Suisses voulaient devenir des membres à part entière, un mouvement émergea en France, la Chine et les Etats-Unis croissaient. Le désir de former une Association Internationale apparut aussi.

En conséquence, en août 1947, l’IFES naquit à Philips Broods House à l’Université de Harvard. Les membres fondateurs étaient l’Australie, la Grande Bretagne, le Canada, la Chine, la France, la Hollande, la Nouvelle Zélande, la Norvège, la Suisse et les Etats-Unis. Ole Hallesty fut nommé Président, Martin Lloyd-Jones Directeur, et Stacey Woods Secrétaire Général. Selon Martin Lloyd-Jones, « l’IFES n’aurait jamais existé sans le mélange exceptionnel de qualité qu’avait Stacey Woods ». Il était toujours à l’aise avec les étudiants et encore plus heureux quand il avait l’occasion de les diriger vers Christ ou de les aider à grandir dans la foi, en d’autres termes, il était le cadeau de Dieu pour l’IFES. Et plus généralement, il y avait une détermination commune de venir à bout des frustrations générées par les différences et de mettre en priorité l’accomplissement de l’œuvre de Dieu.

Finalement, comme Douglas Johnson le dit, la clé du principe d’action de l’IFES se trouve dans la « confiance en l’Esprit de Dieu pour agir à travers les dons qu’Il a donnés à des gens ordinaires dans une localité bien déterminée ; la détermination à garder le ‘dépôt’ vital ou aussi le ‘trésor’ de la vérité fournis dans les Ecritures ; et le souci de la transmettre convenablement à des ‘hommes fidèles qui enseigneront d’autres aussi ».

Tiré de : Lowman, Pete, The Day of His Power. IVP. Pp13-28

Dans le monde Les origines d’un témoignage biblique spontané dans les universités remontent loin dans le passé. Mais ce n’est qu’à partir de 1877 à l’Université de Cambridge que quelques étudiants, poussés par le Saint-Esprit, ont convenu de se mettre ensemble pour étudier la Bible et pour partager leur foi en Jésus-Christ avec leurs camarades d’université. Des cas semblables se sont produits dans des universités célèbres des Etats-Unis et se sont vite propagés en Europe, au Canada, en Norvège, en Suède, en Australie, en Chine, etc. En 1947, des délégués de neuf mouvements nationaux formèrent à Boston aux Etats-Unis l’IFES (International Fellowship of Evangelical Students), entendez Union Internationale des Groupes Bibliques Universitaires (UIGBU). Stacey Woods, responsable américain devint alors le premier Secrétaire Général. Il fut un "vrai pionnier" et un administrateur remarquable.

En 1973, les bureaux de l’IFES furent transférés à Londres, en Grande-Bretagne et Chua Wee Hian, Secrétaire Général associé de l’IFES pour l’Extrême-Orient prit la relève de Stacey Woods. Il est connu pour sa perspicacité, sa direction et son souci de cultiver des relations personnelles avec ses collaborateurs.

En 1991, après 20 ans de ministère fructueux et béni, Chua Wee Hian passe le témoin à Lindsay Brown, Gallois, précédemment Secrétaire Régional pour l’Europe. Il est bien connu pour ses dons d’évangéliste et de pionnier.

En 2006, Daniel Bourdanné, de nationalité tchadienne, succède à Lindsay Brown devenant ainsi le premier africain à accéder au poste de Secrétaire Général. Il était précédemment le Secrétaire Régional des Groupes Bibliques Universitaires d’Afrique Francophone (GBUAF). Aujourd’hui l’IFES est dans près de 150 pays au monde. En Afrique Le début des GBU en Afrique est marqué par les tournées de reconnaissance entreprises par M. Tony Wilmot, homme d’affaires britannique, auprès de plusieurs universités anglophones.

Des GBU furent nés en 1958, la "Pan African Fellowship of Evangelical Students" (PAPES) vit le jour avec comme membres le Ghana, le Kenya et par la suite le Nigéria. Le pasteur David Gitari du Kenya, en fut le premier Secrétaire général. Il fut plus tard remplacé par un Ghanéen, T.B. Dankwa qui dirigea le PAPES DE 1980 à 1993. L’actuel Secrétaire Régional pour l’Afrique Anglophone et Portugaise est Femi B Adeleye.

En Afrique Francophone, le GBU de Suisse romande a pris l’initiative, en 1964, d’envoyer Louis Perret pour mettre sur pied des groupes bibliques dans les universités de la région. Ainsi, il a commencé à Dakar en 1965 puis à Abidjan en 1966.

En 1968, un congrès d’une quinzaine d’étudiants a eu lieu à Abidjan. Le mouvement panafricain GBUAF (Groupes Bibliques Universitaires d’Afrique Francophone) est né avec comme premier Secrétaire Régional Alastair Kennedy.

Par la suite, les congrès marquèrent l’évolution du mouvement :
1970 : 2e Congrès à Abidjan.
1972 : Admission des GBUAF comme membre affilié de l’IFES lors du Congrès International de l’IFES à Mittersill en Autriche.
1972 : 3e Congrès à Yaoundé : on assiste à l’affiliation de nouveaux GBU.
1975 : 4e Congrès à Yaoundé : Isaac Zokoué, un centrafricain, devient Secrétaire Régional.
1978 : 5e Congrès à Yaoundé.
1981 : 6e Congrès à Bingerville : Solomon Andria de Madagascar, devient Secrétaire Régional.
1984 : 7e Congrès à Kinshasa, Zaïre.
1988 : 8e Congrès à Lomé, Togo. La Fédération des Amis du GBUAF est née.
1992 : 9e Congrès à Douala.
1995 : Mini consultation à Nairobi : une pour les Secrétaires nationaux et une pour les Amis.
1996 : 10e Congrès à Ouagadougou.
2002 : 11e Congrès à Bamako.
2007 : 1er Congrès Panafricain à Kigali, Rwanda.
Des rencontres sous-régionales ont aussi eu lieu en :
1980 : à Yamoussoukro.
1982 : à Kinshasa.
1983 : à Ouagadougou et à Bangui (sur les Ecritures).
1985 : à Bangui et à Antananarivo (Séminaire des étudiants en Théologie), à Butaré (rencontre sous-régionale).
1986 : à Dabou et Bangui (Congrès des Amis), à Ouagadougou (rencontre des Secrétaires).
1989 : à Kinshasa (cours de formation pour les Secrétaires).
1990 : à Ouagadougou (Séminaire sur l’islam et l’étude biblique).
1991 : à Bujumbura (rencontre sous-régionale).
1993 : à Antananarivo (rencontre de formation des Secrétaires).

Il faut noter aussi l’importante contribution en ressources humaines apportée par le GBU Suisse Romande et celui de l’IVCF/USA pour le développement de l’oeuvre. Le premier nous a envoyé Jean-Claude Schwab à Kinshasa, Claude et Anne-Marie Decrevel à Yaoundé, Nancy Félix à Abidjan. Le second nous a prêté Stan Lequire à Abidjan, Ann Maouyo (née Bennighof) à Yaoundé et ensuite à Lomé, Harris et Michelle Scott au Gabon.

Depuis, l’oeuvre s’est développée considérablement : 19 mouvements nationaux avec des secrétaires nationaux, des milliers d’étudiants, des centaines d’Amis, quatre secrétaires itinérants. Mais devant l’immensité de la tâche, les GBUAF étant la région la plus vaste de l’IFES, beaucoup reste à faire. Cela nécessite, de la part de chacun de nous engagé volontairement dans cette oeuvre, de nous mettre entièrement à la disposition de Celui qui nous a appelés, en d’autres termes "à offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de notre part un culte raisonnable" (Rom. 12.1b).

Depuis 2006, Augustin Cossi Ahoga succède à Daniel Bourdanné à la tête des GBUAF et le siège est transféré de Abidjan pour Cotonou au Bénin.

Source : www.gbuaf.org »