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Interdénominationalité

INTERDENOMINATIONNALITE DU GBUST

L’interdénominationnalité, ce long mot inconnu des dictionnaires n’est pas un néologisme scellé et réservé pour les initiés. D’ailleurs, on entend même les Gbussiens du Secondaire prononcer ce mot, quoique ce soit avec beaucoup de peine bien souvent. Mais le prononcer, même très aisément, n’est pas le connaître ni le comprendre. On s’est très souvent arrêté sur un aspect de ce concept en ignorant les autres qui ne sont pas forcément moins importants. La présent article, loin de prétendre à une présentation exhaustive du concept de l’interdénominationnalité, voudrait tenter de discuter le sujet sous plusieurs de ses aspects, quitte à les approfondir dans nos différents groupes locaux dans les débats qui accompagnent toujours l’exposé.

1. L’interdénominationnalité : ce qu’elle n’est pas

Certaines personnes ou dénominations sont méfiantes pour les mouvements interdénominationnels, soit par ignorance, soit parce que certains mouvements interdénominationnels acceptent des compromis dangereux pour une foi saine. Nous voulons dans un premier temps exposer les fausses significations qu’on peut attribuer à l’interdénominationnalité. Dans notre entendement au GBU, l’interdénominationnalité n’est pas :
-  Une fusion des diverses croyances et pratiques des dénominations chrétiennes ou prétendues chrétiennes. Le GBU n’est donc pas un lieu de débauche théologique
-  Un œcuménisme sauvage qui vise l’unité des croyants à tout prix et qui est prêt à tout les compromis pour y parvenir. Le GBU ne vise donc pas une unité contre-nature au mépris des principes évangéliques
-  Une sorte de fédération des dénominations à l’instar du Conseil Chrétien du Togo : cette ambition est noble et le GBU n’a rien contre elle mais elle ne correspond pas à la définition de l’interdénominationnalité selon le sens que le GBU lui donne. Les étudiants et élèves que le GBU reçoit ne viennent pas au nom de leurs églises mais viennent tout simplement comme chrétiens tout en ne niant pas leurs origines dénominationnelles. Mais le GBU considère comme un devoir de prêcher Jésus à ceux qui viennent des dénominations comme celle des Témoins de Jéhovah, Aladura et de toutes les dénominations classées comme sectes par les Evangéliques dans le pays. En revanche, il ne tolère aucune étroitesse d’esprit ni aucune exclusion fondée sur de simples faits secondaires de la doctrine chrétienne comme la manière de prendre la Sainte Cène, de prier, etc.

2. L’interdénominationnalité : ce qu’elle est

L’interdénominationnalité est l’un des sept (07) points de la philosophie des GBU. Dire que le GBUST est un mouvement interdénominationnel signifie tout simplement qu’il accueille les étudiants et élèves issus de toutes les dénominations. Le GBU n’est rattaché à aucune église ou dénomination particulière, ceci lui permet de préserver sa liberté d’action auprès de toutes ces dénominations et auprès des étudiants issus de ces différentes dénominations. Le GBU est un mouvement issu de la Réforme et du Réveil. Il est donc évangélique et tient à le demeurer. Par conséquent, son interdénominationnalité ne contredit pas son caractère évangélique. C’est plutôt son caractère évangélique qui oriente sa définition de l’interdénominationnalité. Le GBU croit qu’il est possible de trouver une base évangélique commune et suffisante pour le salut dans plusieurs dénominations chrétiennes existantes. Des différences dénominationnelles existent certes, mais ne touchent pas au cœur du message évangélique qui est le salut par la grâce au moyen de la foi en Jésus et en Jésus seul. Le GBU considère comme vérités secondaires toutes ces vérités auxquelles nous adhérons dans nos dénominations en toute bonne foi sans que celles-ci aient un impact réel sur notre foi. Par exemple, telle église insistera sur le port du voile et telle autre sur le parler en langues. Ces petites différences ne sont donc pas de nature à empêcher l’unité des croyants si toutefois ces croyants comprennent leurs caractères secondaires. Le GBU bâtit donc sa philosophie de l’interdénominationnalité sur cette base commune et essentielle pour le salut, sur l’âme du message évangélique, que l’on peut retrouver dans plusieurs dénominations chrétiennes. L’interdénominationnalité est donc biblique – puisse que n’appelant pas à un compromis sur ce qui constitue l’essentiel du message évangélique – et possible. Mais elle reste avant tout au GBU une stratégie de travail, stratégie au demeurant approuvée par les Saintes Ecritures.

3. L’interdénominationnalité : une stratégie de travail

Comme on peut le déduire, l’interdénominationnalité reste une stratégie de travail pour nous au GBU. Elle n’est pas une fin en soi ni une pure recherche de l’unité des croyants quoique l’objectif de l’unité ne soit pas anti-biblique. Le GBU en optant pour la stratégie de l’interdénominationnalité se procure les avantages suivants :
-  Il contourne ou amoindrit les obstacles administratifs de nos écoles et universités qui hésitent de plus en plus à donner des autorisations de réunions à la pléthore de dénominations qui veulent se faire représenter dans ces lieux stratégiques de formation des cadres de demain. En clair, un mouvement interdénominationnel a plus de chance d’obtenir une autorisation de réunion dans une école ou université qu’une dénomination monocolore
-  Il reçoit des étudiants et élèves venant de dénominations différentes, donc apportant des expériences variées qui vont enrichir le groupe
-  Il conserve la liberté de partenariat avec l’ensemble des dénominations chrétiennes qui comprennent la stratégie de l’interdénominationnalité
-  Il peut accueillir des étudiants et élèves qui ne seraient pas à l’aise d’aller dans une église pour des raisons fondées ou non. Ces étudiants et élèves auront donc l’occasion au sein des groupes bibliques de comprendre le plan du salut en Jésus-Christ, de recevoir Jésus dans leur vie et pourront ensuite être orientés vers les églises envers lesquelles ils étaient méfiants au départ
-  Le GBU contribue ainsi – sans le viser essentiellement – à dissiper les méfiances entre des chrétiens qui nourrissaient des préjugés contre leurs frères des autres dénominations par ignorance.

4. Vivre et préserver l’interdénominationnalité dans nos groupes locaux

Nous avons tenté de montrer le caractère biblique et stratégique de l’interdénominationnalité. Il reste maintenant qu’elle soit vécue. Nous donnons ici quelques orientations pour vivre conformément à notre philosophie de l’interdénominationnalité et pour la préserver.
-  Nos réunions dans les Universités et Ecoles Secondaires ne devront pas avoir une forme cultuelle comme cela se fait dans nos églises
-  La forme des réunions devra être la plus neutre possible dans le but de favoriser l’arrivée des non-chrétiens
-  L’utilisation du recueil de cantiques des GBU Francophones est fortement recommandée en lieu et place de nos chants populaires. Ceci ne signifie pas que le GBU ait du mépris pour ces chants populaires mais le fait que ces chants créent très vite une ambiance d’église peut constituer un frein pour l’arrivée des non-chrétiens qui ont beaucoup de préjugés contre l’église. Il est vrai que nos églises chantent aussi des cantiques qui se retrouvent d’ailleurs dans notre recueil, mais les cantiques seront mieux acceptés dans un milieu intellectuel que des chants populaires avec la grande ambiance qu’ils créent. Une fois encore, ce choix n’est qu’une stratégie de travail
-  Le groupe ne devra pas avoir une seule manière de prier. Ex : toujours la position assise ou toujours la position debout / toujours prier en silence ou toujours prier à voix audible. Cette pratique serait contraire à l’interdénominationnalité parce qu’elle ferait porter une étiquette au GBU comme on le fait souvent pour les dénominations (dans cette église on crie trop ! ou cette église, on dirait un cimetière !)
-  Le groupe ne devra pas avoir une seule façon de faire les collectes. On peut varier en faisant parfois circuler la cagnotte ou en plaçant la cagnotte devant le public réuni
-  Le groupe ne devra pas avoir en son sein des pratiques qui présentent des controverses dans les dénominations telles que la doctrine de l’imposition des mains, de l’onction d’huile…
-  Le groupe ne devra pas organiser de baptême, ni de mariage, ni de Sainte Cène, ni aucune autre pratique habituellement réservée aux églises
-  Le groupe ne devra pas se livrer à des critiques portant sur les pratiques particulières d’une église. Un groupe interdénominationnel comme le GBU ne devra pas se préoccuper de ces questions secondaires qui ne font que diviser sans plus. Mais pour ce qui est des hérésies qu’enseignent les sectes comme l’Evangile de la prospérité, le Dangerous prayer, le GBU a le droit et même le devoir de les dénoncer en réunion publique lors d’une étude biblique, d’un enseignement, d’une prédication ou d’un débat.

Cette liste n’est certainement pas exhaustive. Nous sommes persuadés que le Seigneur donnera de la sagesse aux responsables locaux devant tout sujet ambigu qui se présentera à eux. Ils pourront aussi demander conseil s’ils le désirent. Nous encourageons tous les groupes à œuvrer à la préservation de ce caractère interdénominationnel de notre mouvement en appliquant les principes et conseils contenus dans cet article.

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